France - Costa RicaIl ne s’agit pas d’une reprise de Johnny Halliday mais bel et bien du comportement de l’Equipe de France hier soir au Stade Félix Bollaërt face au Costa Rica.

Dans la cathédrale lensoise, les Bleus, qui restent perfectibles ont enfin produit du jeu face à une équipe du Costa Rica qui a été acculée la majeure partie du temps dans ses 30 derniers mètres.

Ce dernier match de préparation sur le territoire métropolitain permet désormais au sélectionneur Raymond Domenech d’avoir certaines certitudes quant à l’attitude de se groupe à se motiver pour la Coupe du monde.

Enfin une réelle équipe de France sur le terrain

Qualifiée in-extremis grâce à une main de Thierry Henry face à l’Irlande au mois de Novembre, notre équipe de France a retrouvé des couleurs après son stage d’oxygénation en altitude à Tignes.

Bien que rapidement menés au score, les Bleus ne se sont pas désunis et ont logiquement battus une jeune équipe du Costa Rica qui aura passée son temps à défendre dans sa partie de terrain face à des joueurs français qui ont enfin compris que sans collectif, ils ne pouvaient pas briller individuellement.

Un Franck Ribéry des grands soirs

L’air de son Pas de Calais natal fait du bien à Franck Ribéry qui a livré sur son côté gauche un très bon match et a régulièrement mis à revers son défenseur direct. Lorsque ce joueur évolue à un tel niveau, il est difficile pour une équipe de le contrer car sa percussion et sa vitesse amène un plus indéniable à cette équipe de France.

De nombreuses choses à travailler avant la Coupe du Monde

Le 4-3-3 prôné par Raymond Domenech a le mérite d’être clair : les français souhaitent obtenir la possession du ballon et créer du jeu.

Il est loin le temps où cette équipe de France jouait la défense et profitait de ses talents offensifs pour faire la différence.  Ce jeu audacieux pose tout de même certains problèmes car on s’est aperçu sur ce match de quelques défaillances individuelles :

  • Sidney Govou

Le lyonnais ne possède plus la percussion d’un Franck Ribéry et ne pèse que très peu sur le jeu de l’Equipe de France. Englué au milieu de terrain, il n’apporte pas le décalage et l’on peut même douter de sa complémentarité avec Sagna.

Lorsqu’il a été remplacé par Valbuena, auteur du second but tricolore, nous avons pu nous apercevoir de la différence qu’il existait entre les 2 joueurs.

  • Nicolas Anelka

A Chelsea, Nicolas Anelka joue en soutien le plus souvent de Didier Drogba. Dans ce rôle de numéro 9 à l’ancienne, le londonien n’apporte pas grand chose aussi bien de par sa présence athlétique dans la zone de vérité que dans le jeu de déviation pour les attaquants excentrés.

Remplacé par un Henry qui n’a plus le même rendement, ce poste de numéro 9 est ouvert à la concurrence et peut être que Djibril Cissé peut être celui-ci.

Place désormais à la Tunisie

Un autre match face à une équipe de Tunisie qui ne disputera pas la Coupe du monde attend les bleus dans les prochains jours.

Raymond Domenech fera certainement fonctionner le turn over mais si les Bleus ont la même mentalité en entrant sur le terrain , le résultat suivra.