Biathlon - Vincent JayDeux jours après son premier titre olympique, Vincent Jay, qui a semblé très émoussé physiquement dans l’épreuve de ski de fond a assuré une nouvelle médaille, cette fois-ci de bronze dans l’épreuve de poursuite individuelle en biathlon.

Alors qu’il a fait la majeure partie du parcours en tête, il a totalement craqué dans les 2 derniers kilomètres mais a tout de même assuré la médaille de bronze.

Vincent Jay : Médaille de bronze en biathlon

Parti en tête de cette épreuve de biathlon, Vincent Jay a fait le lièvre pendant les 3/4 du parcours. Grâce à des premières séances de tirs maitrisés, sans tours de pénalité, il gérait une avance de 10 secondes sur tout le long du parcours. Lors du dernier tir, alors qu’il partait au coude à coude avec le Suédois Bjorn Ferry, ses jambes, sans doute devenues lourdes après les sollicitations liées au titre olympique acquis auparavant, ne répondaient plus. Au courage, il réussissait tout de même à s’accrocher finalement à sa médaille de bronze.

La Réaction de Vincent Jay

J’avais envie de faire quelque chose sur cette poursuite. J’espérais rester sur le podium. Je suis parti avec de gros favoris derrière moi, Svendsen, Sumann, Ferry. Je suis vraiment satisfait de cette médaille parce que je ne la dois pas aux conditions météo. Je n’étais pas dans un grand jour physiquement. Après toutes les sollicitations depuis dimanche, je n’ai pas pu récupérer comme je l’aurais voulu. Je me suis fait passer dans la dernière boucle par Sumann mais je ne suis pas du tout déçu. Tout le monde autour de moi me disait de ne pas stresser, que j’étais déjà champion olympique, ce qui est énorme dans la vie d’un athlète. Vous dire que je n’avais pas peur, que je n’avais pas la boule au ventre, c’est impossible. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre car c’est la première fois que je partais en tête sur une poursuite. Une fois le portillon franchi, j’ai oublié la pression. Quand on regarde le classement, je suis vraiment fier de finir devant de grands coureurs. Ils sont plus attendus que moi, ils ont plus de choses à prouver. C’est peut-être pour cela qu’ils craquent mais il ne faut pas enterrer Ole Einar (Bjorndalen) ou Svendsen. (L’Equipe)