Slalom Snowboard Mathieu BozzettoMathieu Bozzetto a enfin conjuré le mauvais sort indien qui planait sur sa planche de snowboard lors des Jeux Olympiques.

Lors des 3 précédentes Olympiades, le snowboardeur avait fini à chaque fois à la 4ème place, cette fois-ci, il remporte une jolie médaille de bronze à Vancouver qui met certainement un point final à sa carrière.

Mathieu Bozzetto : Médaille de bronze en slalom de snowboard

A l’âge de 36 ans et dôté d’un palmarès impressionnant dans sa discipline, Mathieu Bozzetto a réussi à obtenir ce qu’il était venu chercher, à savoir une médaille Olympique.

Eliminé logiquement en demi-finale, tous les observateurs avaient peur qu’il finisse une fois de plus à la quatrième place, synonyme de médaille en chocolat.

Dans le parcours le plus simple, Mathieu Bozzetto finissait la manche avec une avance de 0′96 sur le russe Stanislav Detkov, il fallait donc qu’il assure sur la seconde manche dans le parcours bleu.

Alors que devant la télévision, on croisait les doigts pour qu’il obtienne cette médaille, le russe lui facilitait la tâche en chutant lors du départ. Mathieu Bozzeto se devait donc d’assurer sa course pour enfin décrocher cette médaille olympique. C’est désormais chose faite !

La réaction de Mathieu Bozzetto

Quand mon coach arrive et me dit : «ils ne dament pas, ils rajoutent des produits chimiques», ça m’a rendu dingue ! Je déteste cette neige-là. Le matin j’étais mort de trouille dans les starts. Des courses comme ça, c’est l’enfer. Aujourd’hui, cette médaille n’est pas pour moi, mais pour tous ceux qui m’ont soutenu… et Karine Ruby qui m’a sûrement donné sa fougue et sa foi. Au départ, je me suis dit «Mon Dieu, si je refais quatrième, c’est la catastrophe». En première manche, j’ai fait un beau run, je n’ai pris aucun risque et Detekov en a pris et a fait plein de fautes. Pour la deuxième, j’avais les jambes qui flageolaient. C’était terrible. Les chronos sont tombés en panne. Les juges nous ont demandé si on voulait partir sans le bruit. On a dit «OK, on part aux lumières». Comme j’avais une seconde d’avance et que mes coaches ont crié, ils ont sûrement dû l’énerver. Il a tiré un peu fort sur les bras et il s’est pris la porte. (L’Equipe)